lundi 22 septembre 2008

Dulce patria y Parada militar

18 septembre: fête nationale du Chili

En ce jour festif, toutes les façades des immeubles et maisons ont l'obligation d'arborer les couleurs nationales. Coïncidence ou ironie du sort, la hampe du drapeau du 2425 San Pio X se trouve précisément à l'étage d'une famille française bien connue...! Nous avons donc hissé les couleurs nationales (et ce fameux rouge que d'aucuns arboraient fièrement sur leur visage après le séjour ski...).

Comme on peut le constater sur la photo ci-contre, le drapeau du Chili (adopté en 1817) est rouge, bleu et blanc (tiens, tiens encore une coïcidence), avec une étoile blanche sur fond bleu qui «guide sur la voie du progrès et de l’honneur».
le rouge symbolise le sang des patriotes.
le blanc évoque les neiges de la Cordillère des Andes.
le bleu, formant un carré dans le coin supérieur près de la hampe, c’est le bleu du ciel Chilien.

19 septembre: journée à la gloire des forces armées... tout un programme

La municipalité de las Condes, voisine de notre commune de Providencia organisait comme chaque année un défilé folklorique et militaire (un pléonasme...?) le soir du 19, la Parada Chica, en présence des autorités civiles et militaires. Nous y sommes donc allés en famille pour voir ces uniformes rutilants, ces costumes surannés et bigarrés des armées d'autrefois qui défilent dun air martial...(la loi bien connue). Au Chili, autrefois signifie du temps du libérateur Bernardo O'Higgins Riquelme (1778-1842), premier chef d'état du Chilien indépendant (1817-1823). Ou encore du temps de Agustín Arturo Prat Chacón (1848-1879), officier de la marine tué à la bataille d'Iquique.

Mais ce défilé militaire était précédé d'une procession du «Baile de La Tirana y el show del grupo folclórico Colón Oriente» mêlant curieusement dévotion religieuse (à la Vierge du Carmel, patronne du Chili) et paganisme débridé, sur une chorégraphie ... endiablée.

En prélude à ces festivités, une chanteuse populaire ("la Sebastiana", comme la maison de Pablo Neruda à Valparaiso) nous a régalés de ses compositions, dans le style Nueva Canción, "à la" Violetta (del Carmen) Parra.