mardi 30 septembre 2008

Procesión de la Virgen del Carmen (2008)

Septembre marque donc le retour des festivités à Santiago, au premier rang desquelles la procession de la Vierge du carmel, patronne du pays. Mais cette année le soleil était de la partie (cf. notre billet précédent pour les fidèles lect(eurs)rices).

Après un déjeuner avec nos amis français (faites un effort, rappelez-vous...), nous nous sommes rendus sur la Place d'Armes avec la ferme intention de ne pas manquer une miette de la procession. Malgré une foule relativement nombreuse, nous y avons rapidement retrouvé ... d'autres amis français et des religieuses...françaises venues s'établir à Santiago. Cette année, notre évêque-aux-armées-du-coin-de-la-rue (l'évêque, pas les armées, essayez de suivre!) faisait partie des invités du cardinal Francisco Javier Errázuriz. 


La statue officielle de la Vierge de la Cathédrale étant en cours de restauration en Belgique (victime de graves brûlures consécutives au geste d'un déséquilibré au début de l'année), c'est la statue de la Vierge du Carmel de l'église Saint-Augustin qui assurait cet office (religieux). Les plus perspicaces avaient sans doute déjà noté cette différence sur les photos. Comme l'an passé, la foule était très bigarrée, et les fanfares rythmaient le défilé des statues des saints et bienheureux chiliens dont vous n'avez pas oublié les noms: Alberto Hurtado Cruchaga, Teresa de Los Andes et Laura Vicuña.
Voici encore quelques images de ce dimanche de septembre.









lundi 22 septembre 2008

Dulce patria y Parada militar

18 septembre: fête nationale du Chili

En ce jour festif, toutes les façades des immeubles et maisons ont l'obligation d'arborer les couleurs nationales. Coïncidence ou ironie du sort, la hampe du drapeau du 2425 San Pio X se trouve précisément à l'étage d'une famille française bien connue...! Nous avons donc hissé les couleurs nationales (et ce fameux rouge que d'aucuns arboraient fièrement sur leur visage après le séjour ski...).

Comme on peut le constater sur la photo ci-contre, le drapeau du Chili (adopté en 1817) est rouge, bleu et blanc (tiens, tiens encore une coïcidence), avec une étoile blanche sur fond bleu qui «guide sur la voie du progrès et de l’honneur».
le rouge symbolise le sang des patriotes.
le blanc évoque les neiges de la Cordillère des Andes.
le bleu, formant un carré dans le coin supérieur près de la hampe, c’est le bleu du ciel Chilien.

19 septembre: journée à la gloire des forces armées... tout un programme

La municipalité de las Condes, voisine de notre commune de Providencia organisait comme chaque année un défilé folklorique et militaire (un pléonasme...?) le soir du 19, la Parada Chica, en présence des autorités civiles et militaires. Nous y sommes donc allés en famille pour voir ces uniformes rutilants, ces costumes surannés et bigarrés des armées d'autrefois qui défilent dun air martial...(la loi bien connue). Au Chili, autrefois signifie du temps du libérateur Bernardo O'Higgins Riquelme (1778-1842), premier chef d'état du Chilien indépendant (1817-1823). Ou encore du temps de Agustín Arturo Prat Chacón (1848-1879), officier de la marine tué à la bataille d'Iquique.

Mais ce défilé militaire était précédé d'une procession du «Baile de La Tirana y el show del grupo folclórico Colón Oriente» mêlant curieusement dévotion religieuse (à la Vierge du Carmel, patronne du Chili) et paganisme débridé, sur une chorégraphie ... endiablée.

En prélude à ces festivités, une chanteuse populaire ("la Sebastiana", comme la maison de Pablo Neruda à Valparaiso) nous a régalés de ses compositions, dans le style Nueva Canción, "à la" Violetta (del Carmen) Parra.




mercredi 17 septembre 2008

esquí a la Parva

Chose promise, chose due...

Certaine chanceuse y avait goûté pendant une semaine avec l'Alliance Française et n'avait de cesse d'y retourner... En cette semaine de fête nationale, nous sommes donc allés tester la qualité de la neige sur les hauts sommets andins bordant Santiago. Les photos ci-jointes témoignent à la fois du style (à l'arrêt) des participants et de la beauté des paysages.
La petite station de la Parva se trouve à une heure de Santiago (après 40 virages mémorables) à une altitude de 2750 m. Deux télésièges nous ont hissés jusqu'à près de 4000 m et le sommet Bismark tout proche est à 4650 m! Presque le toit de l'Europe à 50km de notre appartement.
Un ciel bleu sans nuage nous a permis d'admirer à l'envi les paysages grandioses de la Cordillère. La neige de fin de saison était encore excellente et le soleil de ce début de printemps a permis à certains de prendre de jolies
couleurs...rouges!
Voici donc quelques photos de cette escapade.
C'est sûr, nous retournerons à la Parva!